La mission du correcteur

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Bonjour à vous !

Relire et corriger un texte, c’est se montrer attentif à une infinité de détails. Le correcteur doit repérer et vérifier chaque élément fautif ou pouvant prêter à confusion. Son rôle, les actions concrètes qu’il doit mener, et l’objectif qu’il sert ont déjà été traités dans de précédents articles (le rôle et le but de la correction). Mais qu’en est-il de la responsabilité inhérente à cette tâche ?

Dans quelle mesure le correcteur décide-t-il d’intervenir sur un élément du texte et quelle liberté a-t-il dans ses choix ? Quelles sont les limites à respecter ? Découvrons-le maintenant.

Le respect des règles

Dans un premier temps, aucune question à se poser : il y a des règles, on s’y conforme ! Tout élément dans le texte qui est régit par des règles de grammaire ou de typographie n’entraîne aucun doute. Les informations réelles doivent être vérifiées, le texte mis en page et le tout unifié.

Si la tâche semble simple, notons toutefois que le correcteur ne doit pas se reposer sur ses acquis. Evidemment, il a une excellente connaissance de la langue écrite et peut-être a-t-il rarement besoin de vérifier une règle avant de l’appliquer. En revanche, en être absolument sûr et ne jamais rien remettre en question est le meilleur moyen de laisser se glisser une erreur au fil du temps et de l’imprimer dans sa mémoire.

Je ne dis pas qu’il faut douter de tout, mais s’il y a le moindre flou et qu’on l’écarte sans vérification, pour gagner du temps ou parce qu’on pense qu’on a recouvré la mémoire, on peut commettre une erreur qu’on fera tout le temps par la suite. Alors mieux vaut prendre les bons réflexes et rester « méfiant », si on peut dire, à l’égard du texte.

Le correcteur se révèle donc un conformiste des règles qui régissent l’écriture et l’expression de la langue française. Telle est sa mission. Mais certaines de ses interventions se font sur des éléments qu’on ne peut pas exactement qualifier de « fautifs » ou dont la solution n’est pas aussi stricte. Comment s’y prend-il dans ces cas-là ?

Au service du sens

Certaines phrases ne sont pas fautives d’un point de vue syntaxique, mais prêtent à confusion au niveau du sens. Elles sont ambiguës, ne permettent pas de saisir exactement l’information qu’a voulu donner l’auteur. Certaines formules restent vagues, les mots ne sont pas appropriés pour décrire un élément ou une situation.

La mission du correcteur est de veiller à ce que chaque élément, et l’information qu’il contient, soit assez clair pour le lecteur. Ce dernier ne doit pas ramer pour comprendre, le but est toujours de lui faciliter la lecture.

Comment faut-il s’y prendre ? Il arrive qu’il faille réarranger une phrase pour préciser son fait, choisir un autre mot si celui-ci n’est pas clair. Dans ces cas-là, plusieurs solutions pourraient convenir, le correcteur a le choix. En théorie.

En effet, lorsque le correcteur doit choisir l’une ou les autres réponses qui se présentent à lui pour pallier une confusion ou une imprécision, il n’est pas exactement libre. Il doit respecter un impératif : le sens.

C’est le mot, la formule, l’arrangement qui saura le mieux préciser le propos de l’auteur, celui qui traduira le mieux le message du texte, qu’il faudra choisir. Le correcteur ne retient pas un mot parce que c’est celui qu’il préfère, mais parce que c’est exactement celui qui convient, parce que sa définition correspond le mieux au contexte.

Si le correcteur se conforme aux règles et se range toujours du côté du sens, certaines situations (qui s’apparentent plus à la réécriture) offrent réellement plus de liberté d’action. Cependant, les limites sont toujours bien présentes, même si moins aisées à identifier. Où se situent-elles alors ?

Le respect de la plume

La plume, la voix de l’auteur du texte. Qu’il écrive un roman, un article, une thèse ou une lettre, l’auteur a sa propre façon de faire. Un style qui est le sien, dont chacun de ses textes est empreint.

L’auteur n’a pas toujours conscience de ces marques qui permettent de l’identifier, mais parfois il jouera avec. Les mots, les phrases, les paragraphes seront arrangés de manière à atteindre un but précis, à produire tel ou tel effet. Et ce sera fait à sa manière.

Le correcteur, quoi qu’il fasse, ne doit jamais oublier cela. Sa plume ne doit pas se substituer à celle de l’auteur. Certaines situations offrent plus de liberté d’action dans la correction. Mais même alors, il faudra veiller à ne pas déranger, bousculer, effacer ce qu’a construit l’auteur.

On pourra par exemple trouver des synonymes pour éviter les redondances dans le texte, le rendre plus fluide ou enrichir le vocabulaire. On pourra proposer d’autres formules pour éviter les clichés, écourter les phrases trop longues et rectifier la ponctuation. Dans ces situations, on peut voir plusieurs possibilités de correction. On est généralement peu limité. Mais…

La plume de l’auteur. Toujours penser à son style. Là est la limite. Eviter une répétition, oui, mais si elle était voulue pour produire un certain effet ? Et si le texte était volontairement lourd, les clichés utilisés consciemment, pour mieux atteindre le lecteur ou mieux divulguer son message ?

Le correcteur devra intervenir en gardant cela à l’esprit. Ce qui semble être une maladresse de langage peut être en réalité une figure de style. La narration peut permettre de comprendre un personnage, d’apprendre à le connaître, elle peut dépeindre un univers. L’auteur veut peut-être se démarquer, dénoter par son style tranchant ou original.

Ainsi, chaque fois que le correcteur pensera devoir intervenir, il faudra qu’il soit sûr que ce qui, de son point de vue, pourrait être améliorer, n’a pas été choisi consciemment par l’auteur dans un certain but.

Se tenir dans l'ombre

Quelle responsabilité que d’entrer dans le texte d’un auteur et d’y opérer quelque changement. Si certains sont évidents et obéissent à des règles, encore faut-il veiller au sens des mots, de l’ensemble du texte, et faire ses choix en fonction. Plus important encore, il faut respecter l’œuvre et le style de l’auteur, ses choix et ses intentions. Il faut s’adapter à sa manière de s’exprimer, respecter ses partis pris et suivre le chemin tracé.

C’est la responsabilité inhérente au rôle de correcteur, la mission derrière l’action : respecter les règles, le sens, la plume. Et tout ceci, il faut le faire en restant invisible. Une bonne intervention se fait dans la discrétion la plus totale. La correction est bien réelle, mais le lecteur ne doit rien en soupçonner et l’auteur doit pouvoir reconnaître ce qu’il a écrit malgré tout.

Chaque choix doit être justifiable et toute intervention effectuée en vue d’améliorer le texte peut être discutée avec l’auteur. La mission consiste donc à mettre le texte en lumière… tout en restant dans l’ombre.

J’espère que cet article est parvenu à dépeindre la responsabilité du correcteur, ses valeurs et la manière dont il exerce chaque jour son travail. S’il vous a convaincu que la fonction est digne de confiance et que vous souhaitez en faire bénéficier vos travaux, n’hésitez pas à visiter ma page tarifs et à remplir le formulaire de contact pour une demande de devis, je vous répondrai dans les meilleurs délais.

Et bien sûr, si vous avez quelque chose à ajouter ou à partager en ce qui concerne la mission du correcteur, n’hésitez pas : laissez un commentaire ! 😉

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